Sports et blessures

Ostéopathie Structurelle – Ostéopathie Viscérale – Libération du Péricarde et du Diaphragme

« Un muscle continuellement tendu ou contracté est en fait un muscle épuisé »

( Bernard Tisné )

Ostéopathie, sports et blessures sportives

De même que dans une écurie sportive de Rallye ou de Formule 1 avant la course les mécaniciens préparent les voitures soigneusement, le sportif se doit lui aussi de préparer son corps afin de lui permettre de s’exprimer pleinement.

L’Ostéopathe est utile au sportif pour préparer un championnat ou pour l’aider à augmenter ses performances sportives.

Un sportif qui démarre une compétition avec une perte de mobilité articulaire ne peut être au maximum de ses performances.

Inconsciemment il va contracter la zone qu’il sent fragile pour la protéger et va augmenter considérablement le risque de blessures à cet endroit-là.

L’Ostéopathie contribue à prévenir et diminuer les blessures en supprimant ces restrictions de mobilité acquises dans les compétitions antérieures ou en traitant préventivement les points faibles du corps en les fortifiants pour éviter qu’ils ne se lèsent pendant l’activité sportive suivante.

L’Ostéopathie est aussi utile après la compétition ou le championnat en agissant curativement sur les lésions (contractures, entorses, foulures, blessures diverses etc…).

On comprend aisément l’intérêt du suivi indispensable par un Ostéopathe dans tous les sports de contacts tels que rugby, football, judo, karaté, boxe etc… ou dans les sports de chutes (ski, cyclisme, vtt etc..) ainsi que dans les sports d’endurance ou les articulations de la jambe sont soumises à rudes épreuves, tels que la course à pied, l’athlétisme, le triathlon, le marathon, le trail ou l’ultra-trail etc…

Sport et blessures : réponse inflammatoire et réparation naturelle des tissus endommagés

Dans notre société moderne la pratique du sport est devenu une drogue. Quand un arc est trop tendu, il casse à l’endroit le plus faible. Une chaîne musculaire casse à l’endroit de son maillon le plus fragile. 

L’Ostéopathie ne pourra jamais réparer les dégâts ou les micros traumatismes provoqués par la fatigue ou un sport trop intensif. Il faudrait que les gens comprennent qu’il faut faire un break de temps en temps pour permettre au corps de régénérer les articulations et de réparer les petites blessures. Les plus grands blessés sont les sportifs.

Les traumatismes de toutes natures (chocs, torsions, coups) entraînent des lésions tissulaires. Ces blessures ont des signes et des symptômes caractéristiques qui diminuent progressivement ou disparaissent à mesure que la guérison progresse.

Les tissus blessés libèrent des produits chimiques. En réponse, le corps augmente la circulation vers la zone blessée, apportant des globules blancs et des nutriments. La zone blessée et les tissus qui l’entourent deviennent enflés, chauds et rougis.

Par réaction le cerveau bloque volontairement l’articulation ou la zone lésée pour aider les tissus à cicatriser, à se réparer et à se reconstruire.

Au fur et à mesure que les débris des tissus endommagés sont éliminés, la phase inflammatoire diminue progressivement et les tissus commencent à se remettre en mouvements pour réapprendre à fonctionner normalement par les simples gestes de la vie quotidienne.

Entorse et Foulures

En simplifiant on peut dire qu’une articulation est composé de trois éléments. Muscles – Ligaments – Os. C’est une vision très simpliste mais qui permet bien de comprendre la pathologie de l’entorse quelle qu’elle soit.

L’entorse n’est rien de plus qu’une blessure traumatique d’une articulation. Elle est responsable de la tension ou de la déchirure des ligaments, dont la fonction est de relier les os les uns aux autres. Ces ligaments agissent comme un support afin que les os restent en place.

L’entorse, surtout celle de la cheville est une blessure très courante. Elle se produit quand une articulation est forcée de quitter sa position normale, entrainant un étirement ou la déchirure partielle ou totale des ligaments qui maintiennent les os et les articulations.

La plupart des entorses surviennent lorsque les personnes tournent ou changent de direction trop rapidement.

Une entorse légère ou modérée guérie habituellement en 2 à 4 semaines. Une entorse traitée immédiatement guérira beaucoup plus vite qu’en la laissant trainer et le temps de récupération sera raccourci.

La gravité de l’entorse est définie par le nombre de fibres cassées.

Ainsi, nous aurons une entorse:

  • De grade 1, si la blessure est légère avec des déchirures microscopiques ou un étirement du ligament. Il s’agit d’une entorse légère où les ligaments sont légèrement distendus.
  • De grade 2, lorsque l’étirement est plus sévère, et des déchirures partielles peuvent survenir. Il s’agit d’une entorse modérée où les ligaments sont partiellement déchirés et l’articulation est trop lâche ( sans tension).
  • De grade 3, lorsque la déchirure est déjà complète. C’est le type d’entorse le plus grave et se produit lorsqu’il y a une déchirure complète d’un ligament.

La foulure quand à elle est une entorse bénigne. Elle guérit généralement toute seule avec une simple immobilisation de l’articulation pendants quelques jours.

Tendinites et Tendinopathies

Les tendons sont des tissus conjonctifs qui maintiennent et servent de pièces jointes entre les muscles et les os. Ils sont responsables de mouvements corporels fluides et faciles.

Lorsque les muscles se contractent, les tendons réagissent et font bouger les os. Les tendons en principe peuvent résister à une bonne quantité de tension et de mouvements.

Des mouvements répétés ou une surcharge excessive des tendons exercent un stress excessif sur les tissus conjonctifs qui relient les muscles aux os.

La tendinite provoque des problèmes de douleur et de mobilité dans l’articulation touchée.

Que l’origine de la tendinopathie soit liée au travail ou à des loisirs, elles sont longues à guérir et nécessitent un changement de comportement (repos) souvent nécessaire pour permettre au processus de guérison d’avoir lieu.

Les symptômes peuvent durer quelques jours ou plusieurs semaines.

La tendinite aiguë est une douleur plus vive qui peut empêcher de bouger l’articulation et dans les cas les plus sévères, on peut avoir recourt à une infiltration (injection d’un corticoïde).