Homme assis sur un banc, se massant le genou douloureux à cause de l’arthrose – ostéopathe à Horgues

Arthrose : pourquoi elle fait mal et comment la soulager

« C’est l’âge, ma pauvre dame, c’est une fatalité ! » Combien de patients m’ont répété cette phrase entendue ailleurs… L’arthrose est la hantise des patients comme de leurs médecins. Elle touche près de 10 millions de Français et elle est l’une des premières causes de handicap dans notre pays.

Pourtant, arthrose ne veut pas dire douleur permanente, et encore moins fatalité.

Qu’est-ce que l’arthrose ?

L’arthrose est une usure du cartilage, ce revêtement lisse qui recouvre les extrémités des os et leur permet de glisser l’un sur l’autre sans frottement. Avec le temps, ce cartilage s’amincit, l’os situé dessous réagit et l’articulation devient raide et douloureuse.

Aujourd’hui, la recherche médicale s’intéresse surtout aux médicaments capables de protéger le cartilage. Mais une question est rarement posée : pourquoi ce cartilage s’use-t-il dans une articulation précise, et pas, ou beaucoup moins, dans une autre ?

Une question de frottement

Pour comprendre ce qui se passe dans une articulation, imaginez un système d’engrenages. Tant que les engrenages tournent dans le même axe, tout va bien : le mécanisme fonctionne avec un minimum d’usure.

Mais si les engrenages ne sont plus parfaitement alignés, même d’un tout petit décalage, des tensions anormales apparaissent d’abord : ce sont les douleurs musculaires et ligamentaires que les patients ressentent au début. Puis, à force de frotter de travers, les engrenages s’usent de façon anormale. Cette usure anormale, c’est l’arthrose.

Bouger est indispensable pour garder ses articulations en bonne santé. Mais répéter sans fin le même mouvement sur une articulation qui fonctionne de travers, c’est entretenir le frottement qui l’use. Il faut d’abord rétablir le bon axe.

C’est aussi pourquoi l’arthrose peut apparaître tôt chez ceux qui ont pratiqué un sport de façon intensive dès leur jeunesse, qui ont trop forcé ou qui ont eu des accidents à répétition. Et l’ablation d’un ménisque, après un accident sportif ou non, déséquilibre le genou et les articulations voisines : elle conduit très souvent à l’arthrose dans les années qui suivent.

Ce n’est pas la radio qui fait mal

Il faut bien comprendre une chose : dans l’arthrose, ce ne sont pas les déformations visibles sur la radio qui font souffrir. Les médecins le constatent tous les jours. Certains patients ont des radios montrant des lésions importantes et ne ressentent aucune douleur. D’autres souffrent énormément alors que leurs radios ne montrent presque rien. À partir d’un certain âge, tout le monde a de l’arthrose sur ses radios.

Ce qui souffre le plus autour d’une articulation, ce sont les tissus mous : muscles, tendons, ligaments, capsule. Ils n’apparaissent pas sur une radio, pas plus qu’une mauvaise circulation du sang.

Un patient qui a mal le matin et qui ne souffre plus le soir, c’est le même patient et la même radio ! Pour en savoir plus, lisez ma page Radios & IRM.

L’arthrose, une forme de rouille

L’arthrose est aussi une forme de rouille de l’organisme, qui s’installe quand une articulation ne bouge plus assez.

Prenez une vis et son écrou, et laissez-les dehors pendant un an. Ils vont rouiller et se souder l’un à l’autre. Mais si vous les vissez et les dévissez de temps en temps, la rouille ne s’accumule pas et ils restent libres de leurs mouvements.

Ma façon de traiter l’arthrose

C’est exactement le principe de mon travail : faire bouger les articulations les unes par rapport aux autres, là où le patient ne peut plus le faire lui-même, pour que le sang et l’influx nerveux circulent de nouveau librement.

Je ne m’arrête pas à l’articulation qui fait mal. Un genou qui souffre est souvent la victime d’un bassin décalé, d’une hanche raide ou d’un pied qui appuie mal. Je cherche donc ce qui a fait sortir l’articulation de son axe, je redonne du jeu aux articulations bloquées et je relâche les muscles et les tissus qui tirent autour.

L’ostéopathie ne fera pas repousser un cartilage usé. Mais en rétablissant le bon axe et en redonnant de la mobilité, on peut souvent diminuer nettement la douleur, retrouver des gestes que l’on croyait perdus et ralentir l’usure.

Quand voir d’abord son médecin ?

Certaines douleurs articulaires ne sont pas de l’arthrose et demandent un avis médical rapide :

  • une articulation qui devient brutalement rouge, chaude et gonflée ;
  • une douleur articulaire accompagnée de fièvre ;
  • des douleurs qui réveillent la nuit et une raideur qui dure plus d’une demi-heure le matin, surtout si plusieurs articulations sont touchées ;
  • une douleur apparue après une chute ou un choc important.

Vous souffrez d’arthrose ? Appelez-moi au 06 80 30 08 80. Mon cabinet se trouve à Horgues, à 4 km de Tarbes.

Bernard Tisné