
Ventre, stress et émotions : quand le ventre se noue
Avoir l’estomac noué, une boule au ventre, ne pas digérer une mauvaise nouvelle… Notre langage le sait depuis toujours : le ventre réagit à ce que nous vivons. Ballonnements, crampes, gargouillis, constipation ou au contraire transit qui s’emballe, douleurs qui vont et viennent sans raison apparente : pour beaucoup de personnes, c’est un inconfort de tous les jours.
Et bien souvent, après des prises de sang, des échographies, parfois une coloscopie, on leur annonce que « tout est normal ». Tant mieux, car rien de grave n’a été trouvé. Mais elles ont toujours mal.
Le ventre, notre second cerveau
L’intestin contient plus de 200 millions de neurones, autant que le cerveau d’un chien. On l’appelle pour cela le « second cerveau ». Il communique en permanence avec notre tête, dans les deux sens : le stress agit sur le ventre, et un ventre perturbé agit sur notre humeur et notre fatigue.
Quand nous traversons une période difficile, le corps se met en tension. Le diaphragme se bloque, la respiration devient courte, les muscles du ventre se contractent, et les intestins perdent leur mouvement naturel. Si cette période dure, le ventre reste « fermé », même quand la cause est passée.
Des organes qui ont besoin de bouger
Nos organes ne sont pas posés immobiles dans le ventre. Ils ont des surfaces glissantes et sont attachés à la colonne vertébrale et aux parois du corps par des ligaments. À chaque respiration, le diaphragme descend et les masse doucement. À chaque mouvement de la colonne, ils se déplacent avec elle.
Quand cette mobilité se perd, à cause d’une tension, d’une cicatrice, d’une respiration bloquée ou d’un dos raide, les organes fonctionnent moins bien. Et parce qu’ils sont attachés à la colonne, un ventre tendu peut aussi entretenir des douleurs du dos.
Ce que j’observe au cabinet
Au fil des années, j’ai constaté que beaucoup de patients portent dans leur ventre les tensions de ce qu’ils ont vécu : un deuil, une séparation, des années de pression au travail, des choses jamais dites. Ce qui n’a pas été « digéré » semble rester là, sous forme de tensions que la main sent très bien.
Il arrive souvent qu’en relâchant ces zones, le patient ressente bien plus qu’un soulagement physique : une respiration qui s’ouvre enfin, une émotion qui remonte, une grande détente. Pour en savoir plus, lisez ma page Lâcher prise.
Ma façon de travailler sur le ventre
J’associe l’ostéopathie viscérale et une technique que j’ai découverte lors de mes voyages en Asie : le Chi Nei Tsang, un travail manuel du ventre pratiqué depuis des siècles. Par des pressions douces et des mobilisations, je travaille autour du nombril, sur l’intestin grêle, le gros intestin, l’estomac, le foie et le diaphragme, pour redonner aux organes leur mobilité et à la respiration son amplitude.
Ce travail est souvent associé à celui de la colonne et du bassin, puisque tout est relié. Et parce que la respiration est au cœur de ce travail, vous pouvez aussi découvrir mon site consacré à l’ostéopathie respiratoire.
Quand consulter d’abord un médecin ?
Des troubles digestifs doivent toujours être vus par un médecin avant tout travail manuel, en particulier en cas de :
- sang dans les selles, ou selles noires ;
- perte de poids inexpliquée ;
- changement durable du transit, surtout après 50 ans ;
- fièvre, vomissements répétés ou douleur abdominale violente et brutale ;
- douleurs qui réveillent la nuit.
Une douleur violente et brutale du ventre relève des urgences : appelez le 15.
Votre ventre vous fait souffrir ? Appelez-moi au 06 80 30 08 80. Mon cabinet se trouve à Horgues, à 4 km de Tarbes.
Bernard Tisné